Textes

Mes dessins

Miroirs d’un monde inconscient
Reflets de l’invisible
Sont le fruit d’un processus d’oubli et de retrouvailles
Oublier de contrôler
Laisser émerger la forme sans préméditation
Une forme si fine déployée dans un espace nu
Promesse vivante et innocente
Se laisser surprendre, écouter, décoder, accueillir ce qui vient
Couleurs, pleins, vides, fermetures, ouvertures, paradoxes
Le paradoxe d’une densité aérienne
Une densité enracinée en son centre
Le centre d’un être vivant, connaissant
Retrouver ses mots dans un silence sonore et vibrant
Dans un vide plein à ras bord
Vocabulaire d’une langue oubliée
Un langage sombre et clair
Grave et innocent
Gai et dérangeant
Simple et puissant
Accepter ce qu’il en est
Aller quoi qu’il arrive

 

Histoire d’un cheminement

Au début le chemin, pas très éclairé
Et pourtant des jambes pour aller, des mains pour tâtonner et au coeur l’intuition de plus de clarté
Et les formes et les couleurs qui attirent, promesses lointaines de joie et de vie
Chemin faisant sur des sentiers non balisés
Défricher l’intérieur, faire de précieuses rencontres
Première porte à s’ouvrir, oser créer
D’abord utile….. vêtir
Premier partage, un bonheur immense, trouver sa place, être dans le monde
Sans cesser d’aller toujours plus profondément, chercher la lumière
Au mitan d’une vie
Nouvelle ouverture
Comme un début
Respirer plus large et recevoir en abondance
L’inspiration d’un monde de formes et de couleurs, offert et infini
Un monde inconnu
Grave et innocent
Sombre et clair
Gai et dérangeant
Simple et puissant
Alphabet d’une langue oubliée
A nouveau le partage, la présence, la joie d’être au mode
Et toujours aller, plus loin, plus profond
Et se laisser surprendre
Sans préméditation

 

Texte « Contemporeines »

Se rendre à l’évidence
Nul droite ni angle ni parallèle
Des courbes
Des lignes sinueuses comme les deux bords d’un chemin, différents et pourtant ensembles
Des grottes, des gouffres
Des monts, des seins
Trou ou bosse ?
Langue ou lac ?
Sang qui s’écoule ou pensée qui prend forme ?
Créer des formes, faire des petits, donner la vie
Ombre et lumière
Loin ou près ?
Se rendre à l’évidence
Sans préméditation
L’alphabet d’une langue oubliée
D’une langue féminine
Une force
La force de l’eau
Qui nettoie, qui noie, qui contourne, qui dissout,
L’organique créature
L’air et la chair
Le ferme et le doux
Le nouveau et l’éternel
Le cycle des métamorphoses
Et des pattes pour aller
Aller quoi qu’il arrive
Accepter ce qu’il en est
Grave et innocent
Sombre et clair
Gai et dérangeant
Simple et puissant
C’est ce qui vient
Qui à l’évidence porte le sceau du féminin
Alors bonjour jeune femme

 

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